top of page

Assassin's Creeds : les origines

  • Photo du rédacteur: Ilias B.
    Ilias B.
  • 2 oct. 2019
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 19 nov. 2019

Cela fait près de 12 ans que le premier opus de la saga de jeux vidéo « Assassin’s creed » est sorti. Ce premier épisode raconte les aventures de Desmond Miles, un jeune serveur qui, sous la contrainte de la société scientifique Abstergo, doit utiliser une machine du nom de Animus, qui le met dans la peau de son ancêtre, Altaïr ibn La-Ahad, membre de la secte des assassins, qui vit en 1191 en Terre Sainte à l’époque de la 3ème Croisade. Le jeu a un succès fulgurant mais ce que beaucoup de gens ignorent, c’est que la secte des assassins est très loin d’être une invention pour les besoins du jeu. Cette secte, appelée aussi secte des Nizârites, est une secte radicale qui fait partie de la branche du Chiisme musulman appelée ismaélisme. Le groupe a été fondé en 1095 par Hassan ibn al-Sabbah. Né vers 1036 à Qom (en Perse), il part vivre en Égypte avec sa famille où il s’illustre rapidement par son intelligence auprès du sultan fatimide Al-Mustansir Billâh. Après avoir écouté plusieurs maîtres de pensée chiite, il adhère à l’ismaélisme à l’âge de 35 ans. Il intègre la forteresse d’Alamût, en Iran, en 1090. Au fil du temps, il rassemble de nombreux adeptes et les convertit à l’ismaélisme. Le gouverneur de la forteresse, voyant la puissance de l’autorité d’ibn al-Sabbah croitre auprès des soldats, n’a pas d’autre choix que de prendre la fuite. Voilà comment, en quelques jours, Hassan ibn al-Sabbah devient maître de la forteresse d’Alamût sans effusion de sang (pour l’instant). Une fois maître de la forteresse, Hassan entraîne ses disciples à commettre des attentats politiques. Dans ce but, il se sert de ses connaissances poussées en herbologie pour leur faire ingurgiter une drogue nommée Haschich, d’où le nom de la secte (les « aschaschîn » en arabe) qui donnera plus tard le mot français « assassin ». La consommation de cette drogue faisait entrevoir aux disciples du « Vieux de la montagne » (surnom que donnent les croisés à Ibn al-Sabbah) les récompenses qu’ils obtiendront au Paradis s’ils commettent ces attentats. Lors du moment fatidique, le disciple ne pouvait plus reculer et tuait la personne visée (de préférence une personnalité haut placée) par le biais d’un couteau dissimulé dans sa manche. L’attentat conduisait naturellement à la mort du disciple (qui a l’esprit trop embrouillé par la drogue pour s’enfuir). C’est comme cela que les Assassins se débarrassent d’un des muftis (religieux sunnites chargés de l’interprétation des Saintes Écritures) les plus influents de l’Islam et du Grand Vizir d’un sultan turc qui a osé lancer un assaut contre Alamût. Après la mort d’Ibn al-Sabbah (en 1123), le titre de « Vieux de la montagne » est repris par un dénommé Rachid ad-Dîn Sinan. Il déménage le quartier général de la secte en 1163 à Masyaf (Syrie). Durant des années, il tient tête aux Croisés. Un jour, il invite Henri Ier, comte de Champagne, et lui fait une effrayante démonstration de pouvoir : il lui montre l’obéissance jusqu’à la mort de ses disciples en ordonnant à l’un d’eux de se jeter dans le vide depuis les remparts de la forteresse. Mais les Croisés ne sont pas les seuls auxquels le « Vieux de la montagne » tient tête. Il résiste également à la personnalité la puissante de la Terre Sainte : le sultan Saladin lui-même. Apprenant les exactions de la secte, Saladin juge qu’il doit intervenir. Ad-Dîn Sinan envoie un disciple pour le tuer mais l’attentat est manqué car le disciple tente de poignarder Saladin à la tête, mais son turban est protégé par du métal. Le meurtrier est immédiatement mis hors-d ’état de nuire. Le « Vieux de la montagne » invite alors le sultan dans la forteresse. Saladin, inquiet, renforce la garde dans son campement et saupoudre autour de sa tente de la chaux et de la cendre pour détecter les traces de pas. Mais le matin en se réveillant, Saladin aurait découvert un couteau planté à côté de son oreiller avec une lettre où était écrit ceci : « Tu es en notre pouvoir ». Saladin ordonne la levée du siège. Après le décès de Rachid ad-Dîn Sinan en 1192, la secte se démantèle. Voici comment finit une des sectes les plus meurtrières de l’Histoire.




Commentaires


©2019 par Mystoria. Créé avec Wix.com

bottom of page