top of page

L'Occupation, les 4 années qui ont changé la France.

  • Photo du rédacteur: Ilias B.
    Ilias B.
  • 18 juin 2020
  • 12 min de lecture

En juin 1940, la France subit une défaite cuisante face à l’Allemagne. Commencent alors les 4 années les plus noires de l’Histoire de France : l’Occupation. Dans cet article, nous allons revenir sur cette période sombre, de la défaite Française jusqu’à la Libération et ses conséquences.

La défaite Française :

Pour comprendre l’origine de l’Occupation, il faut remonter au 1er septembre 1939. Ce jour-là, l’Allemagne Nazie envahit la Pologne. Pour réaliser cette invasion, les Allemands mettent au point une nouvelle stratégie de combat : le Blitzkrieg (« Guerre Éclaire » en allemand). Cette technique se résume en 2 mots : Rapidité et Force. La stratégie consiste à attaquer l’ennemi soudainement par voie terrestre et voie aérienne.

Toujours est-il que le 3 septembre, soit 2 jours après l’invasion, la France et l’Angleterre font alliance et déclarent la guerre à l’Allemagne. La France se dit qu’elle n’a rien à craindre, après tout, elle est réputée pour avoir une des meilleures armées du monde. La stratégie des Alliés est simple : épuiser les Allemands en utilisant à nouveau la technique de la Guerre des tranchées, comme à la 1ère Guerre Mondiale. Les Alliés peuvent aussi compter sur leur supériorité économique et leurs immenses empires coloniaux. Le discours du Président du Conseil (sorte de 1er ministre) Paul Reynaud se veut très optimiste. Il déclare : «Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts». Il ne croit pas si bien dire.

Au début du mois de mai de l’année 1940, les Allemands appliquent leur stratégie du Blitzkrieg et le 10 mai, ils envahissent puis traversent la Belgique et finissent par atteindre la chaîne montagneuse des Ardennes. Les défenses françaises et anglaises sont déstabilisées car les généraux Alliés ne pensaient pas que les Allemands pourraient traverser les Ardennes. Après plusieurs semaines de rudes combats appelés « Bataille de France », les troupes françaises et anglaises sont contraintes de se retirer. Près de 58 000 soldats français sont tués et plus d’1 million sont fait prisonniers. Les troupes anglaises sont rapatriées en catastrophe le 4 juin 1940, dans l’évacuation de Dunkerque ( représentée dans le film éponyme de Christopher Nolan «Dunkerque», sortit en 2017).

Pour la France, c’est une des défaites les plus humiliantes de son histoire. Les Allemands quant à eux, reprennent leur marche et rentrent dans Paris le 14 juin 1940. Suite à la défaite, Paul Reynaud démissionne de son titre de Président du Conseil le 16 juin et c’est le Maréchal Philippe Pétain qui le remplace le jour même. Dans l’esprit des Français de l’époque, le Maréchal Pétain est le grand héros de Verdun , il est capable de sauver la France. Dès son entrée en fonction, Pétain décide de signer l’Armistice avec l’Allemagne. Le 17 juin, il fait son fameux discours où il parle aux Français de son projet d’armistice :


Philippe Pétain (1856-1951)

« Français ! À l’appel de Monsieur le Président de la République, j’assume à partir d’aujourd’hui la direction du gouvernement de la France.

[ ...]

C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat. Je me suis adressé cette nuit à l’adversaire pour lui demander s’il est prêt à rechercher avec moi, entre soldats, après la lutte et dans l’honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités. Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leur angoisse pour n’obéir qu’à leur foi dans le destin de la patrie. »

Le 18 juin 1940, le Général Charles de Gaulle, qui a trouvé refuge à Londres, fait son célèbre discours dans lequel il invite les Français à ne pas accepter l’Armistice et à se défendre contre les Allemands :

Appel du 18 Juin 1940

« Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français, qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. »


Carte de l'Occupation

Mais malheureusement, ça ne suffit pas et le 22 juin 1940, l’Armistice est signé à Rethondes, dans le même wagon où a été signé l’Armistice du 11 Novembre 1918. Finalement, la France est coupée en 2 : d’un côté, la zone d’Occupation allemande, qui recouvre tout le Nord de la France jusqu’au Sud-Ouest, et dont la capitale est Paris, et le reste est surnommé la « Zone Libre ». Dans cette zone, il n’y a aucune occupation militaire. C’est là que Pétain a choisi de reloger le Gouvernement. Un bon nombre de Français qui fuient l’Occupation vont migrer vers la Zone Libre. C’est le Grand Exode. Pétain choisit lui-même la nouvelle capitale du Gouvernement Français : Vichy.

Le Régime de Vichy et la Collaboration :

Le choix de Pétain de faire de Vichy le siège du Gouvernement n’est pas dû au hasard : Vichy est une station balnéaire, ce qui signifie que la ville contient de grands hôtels, assez pour reloger tout ce beau monde. Dès lors, une grande complicité entre le Gouvernement français et l’Occupant allemand se noue. Il faut savoir que cette politique de Collaboration est volontaire.

Tout d’abord, les Français doivent subir des pénuries et des restrictions surtout au niveau des déplacements (notamment les déplacements en voiture) et de l’alimentation. À l’été 1940, des cartes de rationnement sont mises en place par les mairies françaises. Ces cartes donnent accès à une certaine quantité de nourriture. Voilà pourquoi devant les magasins, des files d’attentes interminables se créent.

Pétain justifie cette politique de Collaboration en prétendant que c’est pour adoucir la condition des Français. Mais la vraie raison est plus sombre. Pétain croit à la victoire et à l’expansion du Nazisme et pense qu’en collaborant avec les Nazis, il offrira à la France une place de choix dans le nouveau monde dominé par le Nazisme. Il pense même, avec ses acolytes, que la victoire du Nazisme serait une chance inouïe de régénérer la France. Pour Pétain et ses partisans, la France d’avant l’Occupation était instable à cause de l’Internationalisme, de la démagogie et de la paresse. D’ailleurs, Pétain ne croit pas à la République ni à la Démocratie. Finalement, les 10 et 11 juillet 1940, Pétain change la Constitution pour que, désormais, le chef de l’État détienne tous les pouvoirs. C’est la 1ère fois dans l’Histoire de France que le Chef de l’État ose changer la Constitution. La IIIème République est abolie et c’est la naissance de l’État Français, plus communément appelé le Régime de Vichy.

Désormais, c’est Pétain et ses ministres qui décident des lois. De grands changements surviennent : tout d’abord, Pétain change la devise de la France « Liberté, Égalité, Fraternité ». Pour lui, ces valeurs ne sont pas les bonnes. Il remplace l’ancienne devise par « Travail, Famille, Patrie » . Cette devise montre bien sa vision de la France, une France bâtie sur des valeurs catholiques et traditionnalistes. En gros, les Collabos veulent un retour en arrière. Ce retour en arrière est surnommé « Révolution Nationale ».

L’une des ressemblances du Régime de Vichy avec le Nazisme, c’est que le Régime de Vichy est un régime qui se base sur le culte de la personnalité. Tous les Français se doivent d’avoir un portrait de Pétain chez eux. Mais la Collaboration avec l’Allemagne est aussi économique. Pétain et ses amis fournissent de la main d’œuvre volontairement aux Allemands. L’État français doit leur envoyer 55% de ses revenus, 40% de sa production industrielle et 15% de sa production agricole pour payer les frais d’Occupation. L’État Français instaure aussi un système basé sur le volontariat appelé la « Relève » : pour 3 ouvriers envoyés en Allemagne, 1 soldat prisonnier rentre chez lui. Au début, il n’y avait pas assez de volontaires. En voyant cette situation, Pétain crée le 4 septembre 1942 le STO (Service de Travail Obligatoire).

Le Régime de Vichy participe aussi énormément à l’extermination des Juifs d’Europe. Pétain et ses amis sont profondément antisémites. Ils croient que les Juifs sont en grande partie responsables de l’instabilité de la France. Le 22 juillet 1940, Pétain décide d’instaurer une loi sur la révision des naturalisations. Près de 15 000 personnes perdent la nationalité française, dont 53% sont des Juifs. Le 3 octobre, il décide d’instaurer un statut des Juifs, c’est-à-dire de faire des Juifs une communauté à part. Un bon nombre de professions sont interdites aux Juifs, notamment dans la fonction publique et dans les milieux artistiques. Le 4 octobre, Pétain donne l’ordre de construire des camps d’internement partout en France et donne le droit aux préfets d’y interner tous les étrangers, surtout ceux de « race juive ». Les personnes internées dans ces camps seront embarquées dans des trains à destination des camps d’extermination nazis. Les plus grands camps d’internement sont ceux de Drancy, aux alentours de Paris et celui de Rivesaltes, qui est le plus grand camp d’internement d’Europe. Le 2 juin 1941, tous les Juifs de France doivent se recenser sous peine de déportation et le 22 juillet, tous les biens juifs sont mis en liquidation judiciaire par le Commissariat général des questions juives. Pour traquer les Juifs, le Régime de Vichy fait des enquêtes au sein de la population et va même jusqu’à organiser des expositions raciales dans les musées. Des gens vont même jusqu’à dénoncer des amis ou des collègues à cause de leur physique. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que le Régime de Vichy n’a pas attendu les exigences des Nazis pour recenser les Juifs, il a développé son propre antisémitisme. Quand les Nazis ont demandé la déportation des Juifs, Pétain s’est servi des fiches de renseignement sur les Juifs Français pour les aider. La police française participe beaucoup aux arrestations de Juifs, ce qui va donner lieu à un des épisodes les plus dramatiques de l’Occupation : dans la nuit du 16 au 17 juillet 1942, la police française arrête près de 13 000 Juifs dans le Vélodrome d’Hiver et les déporte en Allemagne. C’est la Rafle du Vel d’Hiv. Au total, le Régime de Vichy va aider à l’extermination de 74 000 Juifs.

La Résistance :

Mais tous les Français ne sont pas d’accord avec le Régime de Vichy. Dès l’été 1940, des individus multiplient les actes de désobéissance civile, comme refuser de saluer le drapeau nazi. Et finalement, petit à petit, une vraie Résistance s’organise. Rapidement, la Résistance se place sous l’autorité du Général de Gaulle. De Gaulle a réussi, après son discours du 18 juin, à rassembler un nombre important de partisans et de créer le Gouvernement de la France Libre (GFL). L’objectif de De Gaulle est simple : renverser le Régime de Vichy et chasser les Allemands hors de France. Pour ça il monte un plan :

- Étape 1 : Acquérir un territoire et des ressources suffisantes.

- Étape 2 : Former une alliance militaire puissante avec le Royaume-Uni et les États-Unis.

- Étape 3 : Créer des Institutions pour former un Gouvernement solide.

Chance inouïe pour De Gaulle, un certain nombre de territoires de l’Empire colonial français, comme le Congo ou le Tchad, s’opposent à Pétain. Très vite, le Gouvernement de la France Libre se retrouve à la tête d’un territoire de 3 millions de km2 composé de 6 millions d’habitants. La capitale de la France Libre est Brazzaville. De Gaulle est secondé dans sa tâche par le général Philippe Leclerc. Le 1er mars 1941, le territoire de la France Libre s’agrandit. En effet ce jour-là, les soldats de De Gaulle et Leclerc prennent la ville libyenne de Koufra aux troupes italiennes. Le 3 juin 1943, c’est la création du Comité français de Libération Nationale à Alger. Alger devient la nouvelle capitale de la France Libre.

Le 26 août 1943, les Alliés reconnaissent le Gouvernement de la France Libre comme le gouvernement légitime de la France. C’est la fin de la légitimité internationale de Vichy. Mais il faut dire que si la France Libre a réussi à prendre autant d’importance, c’est grâce à la résistance Intérieure.

Dès le début en France, des attentats et des actes de sabotage sont organisés par des petits groupes résistants qui refusent l’Occupation. Les résistants viennent de tous les coins de la France,

Jean Moulin (1899-1942)

de tous les horizons : des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, des travailleurs de toute sorte. Mais il faut dire que le métier de résistant est dangereux : les Allemands ont installé leur police secrète, la Gestapo, dans toute la zone d’occupation. À tout moment, les résistants pouvaient être raflés par la Gestapo ou par la Carling, appelée aussi la Gestapo française. La Carling, c’est tout simplement des malfaiteurs recrutés par la Gestapo pour rafler les biens des Juifs et dénoncer les résistants. La création de la Carling va augmenter le taux de criminalité à Paris, car des malfaiteurs sans scrupule ne vont pas hésiter à se faire passer pour des membres de la Carling pour pouvoir voler comme bon leur semble. Évidemment, les résistants qui se font arrêter sont torturés et déportés dans les camps nazis. Sans compter que les résistants pouvaient se faire arrêter par la Milice, la police personnelle du Régime de Vichy. Certains résistants agissent juste pour libérer la France des Allemands et d’autres, comme les communistes et les chrétiens, le font par idéologie.

Au début de l’année 1943, De Gaulle charge le préfet Jean Moulin de créer le CNR (le Conseil National de la Résistance) et il en devient le président. Il devient donc le chef de la Résistance Intérieure. Les résistants enchaînent les actions coordonnées sous son commandement. C’est à cette époque que la radio est plus importante que jamais. C’est elle qui permet aux résistants de se tenir au courant régulièrement des prochains sabotages ou attentats et c’est grâce à elle que les discours de De Gaulle sont transmis. Le 21 juin 1943, Jean Moulin est arrêté par le chef de la Gestapo de Lyon, Klaus Barbie (appelé aussi le Boucher de Lyon). Il est torturé pendant plusieurs jours et meurt le 8 juillet 1943 pendant sa déportation en Allemagne.

Mais les actions des résistants créent souvent des dommages collatéraux. Les Allemands n’hésitent pas à punir les populations accusées de soutenir les résistants. Par exemple, le 10 juin 1944, les allemands massacrent 642 innocents dans la petite ville d’Oradour-sur-Glane.

La Libération et ses conséquences :

En 1942, les Allemands envahissent toute la France. La Zone Libre n’existe plus. Mais l’année

Carte de la Libération

suivante, 1943, marque un tournant : les Nazis subissent une défaite écrasante à Stalingrad. Cette défaite redonne de l’espoir aux Français. Par exemple, la police exécute avec beaucoup moins d’assiduité les ordres du régime de Vichy.

Le 5 juin 1944, De Gaulle avertit les résistants d’un éventuel débarquement allié en France par le biais de la radio. C’est dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 qu’est enclenché l’« Opération Neptune ». 7 000 navires américains se déploient sur les côtes normandes et des milliers de parachutistes sautent derrière les lignes allemandes. Le but de la manœuvre est de prendre les Allemands en tenaille.

À 6h30 du matin, 150 000 soldats américains et canadiens débarquent sur les plages normandes. La zone de débarquement est découpée en 5 sections qui ont pour nom de code Utah Beach, Omaha Beach (la plus connue), Gold Beach, Juno Beach et Sword Beach. Mais si les Allemands ne savent ni où, ni quand le débarquement aura lieu, ils l’ont anticipé en construisant le Mur de l’Atlantique, un gigantesque mur recouvrant en totalité la côte Ouest de la France jusqu’au nord de la Norvège. Les combats sont rudes et près de 10 000 hommes se font tuer. Mais le soir, 135 000 soldats arrivés en renfort réussissent à prendre la plage. Vers les mois qui suivent, les Allemands perdent de plus en plus de terrain en France.

Le 15 août 1944, une grève générale éclate à Paris. C’est à ce moment que les Alliés arrivent aux portes de la capitale, ce qui crée un gigantesque soulèvement avec le soutien des forces de police. Les affrontements avec les troupes allemandes durent pendant plus d’une semaine. Finalement, le 25 août 1944, la 2èmeDivision blindée du Général Leclerc rentre dans Paris et la libère. De Gaulle se rend le jour même à l’Hôtel de Ville où il prononce son célèbre discours :

« Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l'émotion qui nous étreint tous, hommes et femmes, qui sommes ici, chez nous, dans Paris debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains.

Non ! nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée. Il y a là des minutes qui dépassent chacune de nos pauvres vies.

Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle. »

C’est la fin du régime de Vichy. Suite à la Libération, une épuration est effectuée. 10 000 fonctionnaires du Régime de Vichy sont fusillés dont Pierre Laval, le bras droit de Pétain et chef de son Gouvernement ou encore Henri Lafont, le chef de la Carling. Près de 171 000 procès sont

Procès du Maréchal Pétain

tenus et 5% d’entre eux sont soldés par des exécutions, 52% par des peines de prison. Près de 6 000 femmes sont incarcérées pour « collaboration horizontale » (c’est-à-dire pour avoir couché avec l’ennemi) et la plupart d’entre elle sont tondues.

Pétain quant à lui est arrêté entre juillet et août 1945. Au terme d’un procès, il est condamné à mort, mais De Gaulle commue sa peine à de la prison à vie compte tenu de son grand âge (89 ans) et de son glorieux passé militaire. Et puis, De Gaulle n’a pas envie de faire de Pétain un martyr et que tous les néo-nazis de France aillent se recueillir sur sa tombe. Pétain est donc envoyé en exil sur l’île d’Yeu en Vendée, où il meurt le 23 juillet 1952 à 95 ans.

Cependant, après l’abolition du Régime de Vichy, il faut refonder la République. En attendant, un Gouvernement provisoire est mis en place et Charles De Gaulle en est le chef. Un référendum est organisé le 21 octobre 1945 pour débattre sur une nouvelle Constitution. 96% des Français sont favorables à une nouvelle Constitution. Une Assemblée constituante est élue le 21 octobre 1945 et c’est cette Assemblée qui rédige la nouvelle Constitution. Cette nouvelle Constitution est présentée le 5 mai 1946 mais 53% des Français la refusent. Une nouvelle Assemblée est élue le 2 juin 1946 et une nouvelle Constitution est rédigée. La nouvelle Constitution est présentée le 13 octobre 1946 et cette fois, 53 % des Français l’acceptent. La IVème République est née.

Commentaires


©2019 par Mystoria. Créé avec Wix.com

bottom of page